03 avril 2010
Ushuaia
02 avril 2010
De Punta Arenas à Ushuaia
La traversée du détroit de Magellan, qui sépare du côté nord, le continent sud américain et du côté sud, la grande île de la Terre de Feu, va se faire sans problème. Je vais passer ma première nuit en Terre de Feu dans la petite bourgade de Porvenir. Le lendemain, par grand beau temps, je fais les 145 km de piste qui me séparent de la frontière de l'Argentine. Il me reste environ 300 km à faire jusqu'à Ushuaia, une première étape à Rio Grande puis une seconde à Tolhuine dans la casa de cyclista. En fait, il s'agit d'une grande boulangerie, où le propriétaire met à la disposition des cyclistes, quelques chambres ; l'endroit est vraiment sympa. J' y rencontre d'autres cyclistes ; je vais faire les derniers 100 km avec un couple de cyclos américains. Il y aura encore un petit col à franchir : le Paso Garibaldi, et puis, grand moment : arrivée à Ushuaia le 21 mars à 17 h 15. L'aventure est terminée...
D ' El Chaten à Punto Arenas
C'est avec le vent dans le dos et sur 2 jours que je vais faire les 250 km qui séparent El Chaten de El Galafate. Etape obligatoire pour voir un des plus beaux glaciers du monde : le Périto Moréno, 5 km de front, 60 m de hauteur, 250 km2 sur une longueur de 30 km, absolument magnifique, impressionnant, surtout lorsqu'il détache des gros blocs de glace dans le lac Argentino ; c'est une des trois glaciers de Patagonie qui n'est pas en régression. Par la suite, le temps va se dégrader et pour mon retour au Chili, la météo va être excécrable. Ceci va d'ailleurs m'empêcher de visiter le Parc National Torres del Paine,à 100km de Puerto Natales. La ville de Punta Arènas, toujours au Chili, sera ma dernière étape avant la Terre de Feu.
20 mars 2010
De Villa Cerro Castillo à El Chaten
Après la traversée du lac Général Carrera, côté Chili, (côté argentin, il s'appelle : lac Buenos Aire) j'arrive à Chile Chico et quelques kilomètres plus loin, je passe à nouveau la frontière et me retrouve encore une fois en Argentine sous un grand soleil. C'est dans la petite bourgade de Perito Moreno, que je vais être l'invité d'honneur de Carlos ; ce dernier me fera découvrir la cuisine traditionnelle argentine durant deux jours. Ensuite, afin d'éviter 500 km de pampa (sans intérêt), je vais prendre le bus jusqu'à El Chaten. Durant trois jours et par grand beau temps, je vais faire de très belles randonnées pédestres vers le Fitz Roy et le Cerro Torres, ça change du vélo !
De Trévelin à Villa Cerro Castillo
Je quitte la petite ville de Trévelin pour me diriger vers la frontière du Chili. Ensuite, direction le petit village de Futuleufu sur la Caretera australe avec beaucoup de mauvaises pistes. Je vais d'ailleurs y passer plusieurs jours, heureusement, le soleil est toujours au rendez-vous. Après un petit repos à Coihaique, je reprends la piste vers Villa Cerro Castillo. Ma rencontre avec un cycliste américain va me faire changer d'itinéraire. Ce dernier me confirme qu'il va faire mauvais dans les prochains jours sur le Chili. Le vélo par mauvais temps : j'ai donné !! je retourne vers l'Argentine.
01 mars 2010
De Bariloche à Trévelin
Le grand spectacle continu et chaque jour j'en prends plein les yeux. Les parcs sont superbes et en plus il fait très beau. Après Bariloche, j'ai fais une étape dans le petit village d'El Foyel puis dans la petite ville très touristique d'El Bolson. Vers Cholita, je vais trouver beaucoup de pistes, de même que durant toute la traversée du magnifique parc de Los Alerces. Après un bivouac dans le parc et encore un peu de piste, je termine ma journée à Trévelin, une petite ville qui se trouve à 40 km de la frontière du Chili. En ce qui concerne les photos : patience, ça rame trop
De Conception à Bariloche
Je quitte Conception après une journée de repos. Ma route va longer la Rio Bio Bio pendant plusieurs kilomètres. La route n'est pas trop difficile, mais toujours beaucoup de faux-plats. Je me dirige ensuite plus à l'intérieur des terres et traverse de très beaux paysages de campagne pour arriver dans la petite ville de Nacimiento ; je vais poser ma tente dans le jardin d'une famille chilienne à 15 km de là. Le soir, je suis invité à prendre le café et déguste aussi le fromage qu'ils fabriquent eux-mêmes. Ensuite, direction Los Sauses puis Victoria, à partir de là, à travers quelques nuages, j'aperçois les volcans du parc Conguillo, appelé aussi "Parque Los Paraguas" les parapluies, allusion faite à la forme des arbres, araucasias. Je décide de traverser le parc du nord vers le sud. Pour ma première nuit dans le parc, je décide de bivouaquer ; le lendemain matin fini le beau temps : il pleut. La galère va commencer, des bosses d'enfer et de très mauvaises pistes, sous une pluie battante. A la fin de cette première journée dans le parc, c'est une famille chilienne qui va m'offrir l'hospitalité. Le jour suivant, rebelote, pluie, galère et c'est en pick-up que je vais faire les 40 derniers kilomètres jusqu'à la petite ville de Villalarca. Puis direction l'Argentine avec le retour du beau temps. La route des 7 Lagos va me conduire à San Carlos de Bariloche, absolument magique, des paysages de carte postale. C'est ici que les Argentins viennent pratiquer le ski pendant la période hivernale
13 février 2010
De Valparaiso à Conception
Après avoir accompagné Brigitte à l’aéroport de Santiago, je retourne à Valparaiso.
Samedi matin je reprends mon vélo, après 5 jours de repos. Il est 7 heures, pas un chat dans la rue, Valparaiso ne se réveille que vers 9 heures.
Je vais prendre la route de la côte, après être passé devant le port de commerce, il y a un petit virage, une petite montée et voilà que je me retrouve devant un tunnel. Visiblement il est très long, je décide de mettre mon casque et mon gilet jaune et je m’engage en serrant bien à droite. Je suis seul dans ce grand tunnel, après 300m un haut parleur se déclenche, j’ai compris, c’est à moi qu’on s’adresse. Je me rends vite compte qu’il est interdit de circuler à vélo dans ce tunnel, je décide de continuer, le haut parleur aussi. Après 5 minutes c’est une camionnette de sécurité qui m’indiquera la sortie du tunnel, je leur explique que je n’ai trouvé aucune autre route pour me diriger vers le sud. Très gentiment ils vont me diriger vers une petite piste. Cette piste ne figure pas sur ma carte, mais elle va me permettre de retrouver la côte. Le long de celle ci, il y a de jolies petites villes très balnéaires, beaucoup de monde, des bouchons comme dans le sud de la France, les Chiliens sont en vacances.
Par la suite je vais rentrer un peu plus à l’intérieur des terres. Depuis Valparaiso, je ne fais que du faux plat, avec des pourcentages terribles, un vrai casse-pattes. Par moment, la route s’efface et je retrouve de la piste. Le paysage ressemble très souvent à un mélange de forêts vosgiennes et à la Provence. Un peu plus dans le sud à la hauteur du lac Vichuquen je retrouve la piste, je vais me faire surprendre par une bosse terrible, sur un bon km voir plus. Je mets tout à gauche : 24/32 et je me lance ; vitesse 4.5 km ! Un véritable exercice d’équilibre, mes pneus n’accrochent pas beaucoup, il va falloir les remplacer, ce sont les mêmes depuis 2008. Il fait chaud et je transpire à grosses gouttes, mais ca va. A 100m du sommet un camion me double, je me pousse vers la droite, sable mou, perte d'équilibre, pied à terre c’est fini je dois pousser, trop de pente je ne peux pas remonter sur le vélo. Au sommet mon compteur indique 20%. Encore un peu de piste, quelques belles bosses, une nuit de camping au bord du lac, là aussi beaucoup de monde. Ensuite retour vers le pacifique, mais ici la côte est plus sauvage, il y a de très grosses vagues, on pratique le surf, surtout les Chiliens.
Avant la petite ville de Curanipe, je rencontre Rodolphe, musicien, un peu gauchiste et surtout très écolo, avec des mots et sa musique, il lutte contre le pillage des sous-sols chiliens et contre la déforestation. Rodolphe : « je te soutiens à 200% !! ». Merci aussi à Adrien, un français qui vit avec une Chilienne. Il m’a invité à prendre l’apéro chez lui, il est tailleur de pierre et pense monter une petite entreprise au Chili.Je viens de faire 710 km en 7 jours, je fais un break à Conception.
Tout va bien, il fait très beau et pourvu que ça dure...
03 février 2010
Pour Brigitte, la balade se termine
Apres 1 400 km parcourus depuis Salta, c est a Valparaiso que l aventure se termine pour Brigitte. Les derniers jours vont être consacres a l organisation de son retour et surtout a un repos bien merite. Même s il y a eu quelques moments difficiles, elle a su être a la hauteur et c est avec la tête remplie de souvenirs et les mollets bien muscles, qu elle va retrouver la France, la famille et ses amis. Depart de Santiago le 5 fevrier.
Quant a moi, je vais continuer ma route vers le Sud.
Valparaiso
Nous arrivons sur Valparaiso, grande baie pittoresque bordee de 45 collines sur lesquelles sont accrochees des maisons multicolores, un veritable arc-en-ciel. Le charme de cette ville fascinante et bohême est de la decouvrir a pied, au fil des nombreux escaliers et ascenceurs dont certains ont plus d une centaine d annees. La ville est couverte de graffitis et tags absolument magnifiques, c est la ville des artistes et poetes du Chili. Le port de Valparaiso quant a lui, a vu mourir son activite maritime suite a l ouverture du Canal de Panama. Bref, vous l avez certainement devine : nous sommes tombes sous le charme de cette ville.



































































